Je ne parle pas assez. Tu voudrais que je te parle de mes sentiments. Que je te dise ce qui me trotte dans la tête quand tu m'embrasses dans le cou. Partout ailleurs, d'ailleurs. Quand je suis allongée et que je vois les nuages qui défilent, je me dis que la vie est trop courte. Je me dis aussi que j'aimerais rester là le plus longtemps possible. Sans personne autour. Sans rien. Que les oiseaux qui chantent. L'eau qui coule. Puis c'est tout. Je me dis que travailler ça sert à rien. Qu'obéir non plus. Les horaires on s'en fout. Y'a plus de problèmes. Le monde est stone. Qu'on peut se saouler la gueule. Profiter, quoi. Mais y'a toujours un passant pour me ramener à la réalité. Je me prends un coup quand tu parles de vacances et d'accidents. Mais bien sûr, tu as raison. On ne sait jamais ce qui peut arriver le lendemain. Alors profitons, profitons. Profitons tant qu'on est encore jeunes et sans trop d'obligations. Profitons. Roulons-nous dans l'herbe, tapons-nous dessus gentiment, déroule tes blagues. A chaque fois j'arrive sans sourire. A chaque fois je repars avec. Y'a qu'avec Toi que je me sens bien en ce moment. Profitons ensemble.