J'en ai mal aux zygomatiques à force de lui sourire.
[Vous sentez son odeur d'ici ? Non ? Et bien moi, si. J'aime tellement enfoncer mon nez dans son cou et la renifler, son odeur. Si douce. Qui reste. Longtemps. Et puis ses yeux. Verts. Quand ils me fixent l'air de dire "Je suis si bien là, avec toi." Mon sourire en réponse comme pour lui dire "Je suis si bien là, avec toi." Ses chemises. La mauve rayée surtout. Comme je l'aime. Et ses grains de beauté. Aussi. Ce bouton qui saute régulièrement. Je lui avais dit. Avec moi ça passe beaucoup mieux par écrit. Malheureusement, ou heureusement. Monsieur n'a plus internet pour le moment. Ca l'énerve, moi aussi. Le chemin en vélo jusqu'à chez Lui prend 20 fois moins de temps qu'à pieds, j'recommencerai. Et je promet que je n'infesterai plus son ordi avec mes virus. J'ai honte, s'il savait. Méchante Margot. Brute Margot. Une brute qui se sent si bien dans ses bras. Au chaud. Comme protégée. Aucun problème au dehors. Le sourire jusqu'aux oreilles. Et les larmes aux yeux quand il prononce de si jolis mots. Des mots qui, venant de moi, ne veulent pas sortir. Mes zygomatiques me font mal. Pourtant, je n'arrive pas à cesser de sourire. Impossible. Si bien. Je l'aime et j'aimerai tant lui dire. JE T'AIME. Une feinte anti-parents qui je pense, ne fonctionnera pas.]